Sur les hauteurs de la ville, Perdican s'entraîne
à tirer avec une arme récupérée auprès d'un oncle antiquaire.
Il tire sur Garrigue, l'épouvantail des jardins ouvriers
qui ne s'agite qu'au passage des jeunes filles en fleurs.
Ce mort empaillé, en quête d'un souffle de vie,
encaisse le coup avec stoïcisme.






Camille et Lubin, épuisés, revivent les moments forts de leur fugue.
Puis ils sombrent dans un grand sommeil vide,
avec la sensation d'avoir vécu toute une vie en une journée.






Une fois de plus, Philomène se rend à son miroir
pour y retrouver l'image de son frère jumeau,
mort prématurément, et dont elle était très éprise.
Incapable de s'en détacher, elle cherche
à atteindre cette image et passe à travers le miroir.






Fait d'hiver tragique : deux adolescents sont retrouvés morts de froid,
blottis l'un contre l'autre, au petit matin, sur une plage déserte.






Absence de Philomène chez elle.
Colin aurait aimé la voir une dernière fois.
Elle ne répond pas.
Une légende prétend que les sirènes attiraient
les marins avec leur chant pour les noyer.
Mais leur silence est encore plus terrible.






Jaloux, Perdican a tiré sur Thibaut.
Il met ses lunettes et s'aperçoit que son rival
s'était réfugié derrière un des portraits du mobile du crime.
Puis... les lunettes embuées par de chaudes larmes de desespoir...
il plonge à nouveau dans le brouillard et la confusion.






Après un long périple, Colin surplombe
enfin le fleuve où il s'apprête à se noyer.
Il se repose un instant avant le grand pas définitif
et se rappelle les yeux de Philomène,
d'un noir si intense qu'il aurait pu s'y noyer.






A trop se regarder, Philomène reste prisonnière
de l'autre côté du miroir.
Ici, tout le monde s'exprime à l'envers :
elle ne comprend plus personne...
et, bien sûr, personne ne la comprend plus.






Convalescent, Thibaut termine la traduction
d'une tragédie qui ressemble à la sienne,
et qui lui paraît alors comme un rêve
prémonitoire impossible à conjurer.







Silvestre cherche encore l'âme sœur.
Chaque matin, à une heure précise,
toujours en avance, il croise une fille, toujours en retard.
Désabusé, il sait que ce décalage lui offre
l'occasion de la voir, mais pas de la rencontrer.